CABARET DÉCADENT REVUE ÉLECTRIQUE N°25 + 45

Les artistes du Cirque Électrique ont la rage et ils ne jouent pas sur les mots. Pour leur 25ème anniversaire, toutes les créatures du lieu sont là pour un Cabaret Décadent encore plus explosif, plus extrême et toujours aussi érotique. Cette nouvelle revue propage une extravagante rage de vivre, prête à stimuler des zones érogènes insoupçonnées. Un lieu d’exutoire unique où l’on crie sans retenue, où l’on hurle de plaisir, où l’on s’extasie collectivement, avant de danser sur la piste du cirque. Car, après tout… Quel meilleur moyen d’expulser la rage contre la violence de ce pays, que de se retrouver pour faire la fête ?

« Cirque, Sexe n’Freaks & Rock’n’Roll ». Voilà une thématique qui annonce ce que ce lieu sait faire de mieux : des numéros et performances à couper le souffle, accompagnés par une musique live furieuse à vous faire exploser toutes les artères. Otomo De Manuel ouvre cette cérémonie au dessus du public, allongé sur un canapé Louis XIV-XVI- ou moins, fardé comme une Marie-Antoinette LGBTQI13+4-20. Cette revue électrique 25 + 45 permet de découvrir, ou redécouvrir, des artistes singuliers aux univers bruts et poétiques.


Les deux fakirs, Sara Van Der Blast et Guillaume Leclercq, vont fouetter votre curiosité morbide ! Dans un combat de genre, de couilles ou d’ovaires, qui pourra supporter le plus de billets agrafés à même la peau ? Si vous n’y croyez pas, venez les agrafer vous-même car c’est bel et bien le public qui se déplace pour procéder à la brutale opération. Ouverture de soutien-gorge à la scie sauteuse, soulèvement de futs de bière par les tétons, épées dans la gorge, tout y passe et la performance laisse sans voix à force de crier de douleur. Ou de plaisir. Reste à savoir où l’on se situe ! 


© Hervé Photograff

Et que dire des numéros de Quentin Dée aux costumes aussi poussés que les meilleurs show de dragqueen ? Il revisite les numéros de pole dance en proposant une performance sur une barre aérienne, suspendue au dessus des flammes. Sommes-nous en fascination devant l’appel du feu, la beauté du corps en mouvement, l’immense érotisme qui se dégage de ses numéros ? Même son de cloche – qui cette fois n’a pas été sonnée du Prince Albert de Guillaume Leclercq – pour le numéro de Erwan Tarlet. Une performance particulièrement bluffante mêlant la force des numéros d’équilibre et de cordes, avec la finesse des pointes de classique.

La liste pourrait être encore longue et fastidieuse sans l’engouement et le danger de la représentation. Heureusement, les portes de ce Cabaret Décadent seront ouvertes jusqu’au 28 mars.

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